Les forces de sécurité ont arrêté dans le week-end une centaine d'individus soupçonnés d'avoir assassiné des dizaines de policiers et de civils le 30 octobre dernier à Dongo, dans la province de l'Équateur (Nord du pays), après avoir repris le contrôle de la localité, jusque là occupée par des hommes armés du village d'Enyele. Selon le ministre de l'Information, Lambert Mende, les personnes arrêtées étaient en possession de fusils de chasse, machettes, Ak-47 et mitrailleuses. M Mende a par ailleurs assuré que les civils qui avaient fui les violences pouvaient désormais revenir à Dongo, mettant l'accent sur la nécessité d'entreprendre des négociations entre les habitants de la région. La police avait été déployée à Dongo pour rétablir l'ordre suite aux tensions relatives à l'exploitation d'un lac voisin qui avaient éclaté entre les habitants d'Enyele et ceux du village de Monzaya. Le gouvernement récuse le bilan de 47 morts et de dizaines de blessés diffusé par des sources de l'Onu et soutient que les victimes sont au nombre de 11, dont sept agents. Au moins 16.000 habitants ont dernièrement franchi la frontière de la République du Congo et des milliers d'autres se sont mis en route dans le district de Dongo, tandis que plusieurs personnes déplacées auraient succombé à leurs blessures découlant des combats. À leur entrée à Dongo samedi soir, les forces de sécurité ont trouvé maintes habitations brûlées et un nombre indéterminé de victimes. La circulation des armes dans la région depuis la guerre de 1998-2003 contribue à entretenir l'insécurité dans certaines zones où les différentes communautés combattent pour le contrôle des ressources locales. (BF/CN) [CO]