Cinq ans après le tsunami, la mission de reconstruction de la Croix-Rouge suisse (CRS) a pour l'essentiel été menée à bien. Elle a permis de bâtir de nouveaux logements pour près de 10 000 personnes, de reconstruire des écoles et des centres de soins dans de nombreux villages, ainsi que de former du personnel médical.
Le 26 décembre 2009 marquera le cinquième anniversaire du tsunami qui a frappé l'Asie du Sud et du Sud-Est. Chacun garde en mémoire les images de dévastation incommensurable et l'immense souffrance endurée par les populations des pays touchés. Grâce à la générosité de nombreux donateurs, la CRS – avec le soutien de la Chaîne du Bonheur – a pu contribuer aux efforts de reconstruction au Sri Lanka, en Inde et en Indonésie. La grande majorité des projets sont désormais bouclés. Au Sri Lanka, la délégation a été fermée cet automne, tandis qu'en Inde et en Indonésie, les effectifs ont été réduits au minimum.
Le bilan des activités de reconstruction de la CRS est impressionnant. Au Sri Lanka, en dépit de conditions cadres parfois difficiles, 7300 maisons, des écoles, des centres de soins et une clinique psychiatrique ont vu le jour. A Aceh, où le raz-de-marée mais aussi la guerre civile ont causé d'importants dégâts, la CRS a rétabli le système de soins communautaires dans 15 villages. Deux des trois internats, d'une capacité totale de 1700 élèves, sont terminés; ils ont été aménagés de manière à pouvoir servir d'abris en cas de catastrophes futures.
En Inde, la CRS a construit près de 2000 maisons dans cinq villages et donné de meilleures conditions d'existence à de nombreuses familles de pêcheurs pauvres. La prise de mesures dans les domaines de la gestion des déchets et de l'hygiène garantit la durabilité de ces améliorations.