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Deuxième Commission : alors qu’ont lieu des négociations pour un futur accord sur le climat à Copenhague, les délégations débattent de la promotion du développement durable

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AG/EF/3262

Deuxième Commission
27e &28e séances – matin et après-midi

Quatre jours avant la fin des négociations précédant la tenue à Copenhague, en décembre prochain, d'une Conférence internationale, très attendue, portant sur les changements climatiques, cette question était aujourd'hui l'une de celles qui ont été examinées par la Commission économique et financière (Deuxième Commission) dans le cadre du thème plus large du développement durable. Sous cet intitulé, les délégations ont en effet pris la parole pour parler tant de la question de la protection des forêts et de celle de la préservation de la biodiversité, que de celles ayant trait à la stratégie internationale de prévention des catastrophes et à la promotion des sources d'énergies renouvelables.

À l'occasion de ce débat, auquel ont pris part près d'une trentaine d'intervenants, les délégations étaient saisies de 12 rapports, dont cinq ont été présentés par M. Tariq Banuri, Directeur de la Division du développement durable aux Nations Unies. Mettant l'accent sur la promotion du développement durable, M. Banuri a souligné la nécessité d'investir davantage dans l'agriculture et dans les énergies renouvelables, et il s'est félicité de ce que cette question ne soit plus aujourd'hui une idée « saugrenue ».

Soulignant à son tour l'importance d'établir de nouveaux modèles de production économique et de consommation moins dépendants des énergies fossiles, M. Sha Zukang, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a souhaité qu'à l'issue de la Conférence de Copenhague, une réponse mondiale coordonnée et un financement des mesures d'adaptation dont ont besoin les pays en développement soient adoptés et mis en place. Ce point de vue a été relayé par le représentant du secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui a jugé « insuffisants » les progrès accomplis dans les négociations qui sont en cours à Barcelone, en Espagne, dans le cadre des préparatifs de Copenhague.

Le représentant de la Chine a qualifié « d'enlisement » le point où se trouve la phase actuelle de ces négociations, alors que celui de la Namibie s'est étonné de l'écart qui existe entre les engagements pris par les chefs d'État des pays riches industrialisés lors du dernier Sommet consacré aux changements climatiques, tenu au Siège des Nations Unies le 22 septembre dernier, et l'intransigeance dont font preuve leurs négociateurs à Barcelone.

À l'instar de celles de l'Inde, de la Colombie ou de l'Algérie, de nombreuses délégations ont rappelé la nécessité de respecter le principe de la responsabilité commune mais différenciée. Évoquant, elle aussi, le rendez-vous de Copenhague, la représentante du Soudan, qui s'exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a, à nouveau, appelé les pays développés à se fixer des objectifs ambitieux en ce qui concerne la réduction du niveau de leurs émissions de gaz à effet de serre, et à soutenir les pays en développement face aux effets des changements climatiques. Elle a également estimé que l'aide financière des pays développés, ainsi que la promotion de modes de consommation et de production durables dans ces pays, devaient guider la mise en œuvre du Plan d'Action 21 et des recommandations du Sommet mondial sur le développement durable.

Le représentant de la Suède, qui s'exprimait au nom des pays de l'Union européenne, a concédé qu'une augmentation « graduelle », mais significative de flux financiers publics et privés, est indispensable pour aider les pays en développement à mettre en œuvre leurs stratégies d'adaptation et d'atténuation. L'Union européenne est prête à assumer sa part des efforts mondiaux pour atteindre des objectifs d'atténuation ambitieux, a-t-il ajouté.

Parmi les autres questions évoquées aujourd'hui, figurait celle de la protection de la biodiversité et des forêts, dont l'importance, a estimé le représentant de l'Indonésie qui a pris la parole au nom des pays de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), devrait suffire à justifier la mise en place, avec le soutien des Nations Unies, d'un fonds multilatéral et d'un centre international de promotion des technologies énergétiques.

Cette question, a relevé le représentant du Mexique, qui s'exprimait au nom des pays du Groupe de Rio, est liée à la fréquence des catastrophes naturelles qui, rien qu'entre 2000 et 2009, ont provoqué des dégâts estimés à 47 milliards de dollars en Amérique latine et aux Caraïbes, tué 18 000 personnes, et affecté les vies de 46,6 millions d'autres.

La Deuxième Commission poursuivra l'examen des questions relatives au développement durable demain, mardi, le 3 novembre, à partir de 10 heures.

(EXTRACT)

Documentation

Rapport du Secrétaire général sur la marée noire sur les côtes libanaises (A/64/259)

Dans ce rapport qui fait suite à une demande formulée par l'Assemblée générale, le Secrétaire général rend compte des progrès réalisés dans l'application de ses résolutions 61/194, 62/188 et 63/211, relatives à la marée noire survenue sur les côtes libanaises à la suite du bombardement de la centrale électrique d'el-Jiyeh (installation civile desservant les populations) par Israël. Ce rapport vient compléter les informations présentées dans les rapports précédents du Secrétaire général relatifs à la marée noire sur les côtes libanaises (A/62/343 et A/63/225).

Dans ce rapport, le Secrétaire général se félicite des efforts déployés actuellement par le Gouvernement libanais pour maîtriser les effets de la marée noire. Il exhorte le Gouvernement israélien à prendre les dispositions qui s'imposent en vue d'assumer la responsabilité de dédommager promptement et comme il convient le Gouvernement libanais. Le Secrétaire général salue également les initiatives prises par le système des Nations Unies pour faire face à la situation d'urgence et pour répondre aux appels du Gouvernement libanais s'agissant de la gestion de la crise de la marée noire. Il note que la réaction de la communauté des donateurs internationaux a certes été prompte et généreuse mais, en raison de la spécificité de la cause et des circonstances qui prévalaient au moment de l'incident et par la suite, le Secrétaire général prie les États Membres, les organisations internationales, les institutions financières internationales et régionales, les organisations non gouvernementales et le secteur privé de continuer à apporter leur appui au Liban dans ce domaine, en particulier dans ses activités de remise en état de la côte libanaise et dans ses efforts de reconstruction en général.

Le rapport estime qu'il importe que cette action internationale s'intensifie du fait que les opérations de récupération des hydrocarbures, de traitement des déchets et de suivi du relèvement se poursuivent au Liban. Il y a lieu également, précise le document, de reconnaître que cette marée noire n'est couverte par aucun des fonds internationaux d'indemnisation pour dommages dus à la pollution par les hydrocarbures et qu'elle mérite à ce titre une considération attentive. À cette fin, le Secrétaire général met actuellement au point les modalités de fonctionnement du Fonds de financement de la réparation des dégâts causés par la marée noire en Méditerranée orientale.

Rapport du Secrétaire général sur les technologies agricoles au service du développement (A/64/258)

Dans ce rapport, le Secrétaire général estime que les technologies agricoles sont vitales pour le développement rural durable, tant pour améliorer les rendements des cultures et la productivité du cheptel que pour consolider la résilience des systèmes agricoles. Ces dernières années, poursuit le rapport, l'accent traditionnellement mis sur la maximalisation des rendements a été tempéré par la prise de conscience croissante de la nécessité de garantir la durabilité à long terme des améliorations du rendement et de préserver les écosystèmes ruraux vitaux et leurs fonctions. Le Secrétaire général note que la récente crise alimentaire et la lenteur des progrès sur la voie de la concrétisation de l'objectif de l'éradication de la faim (qui relève des Objectifs du Millénaire pour le développement) ont mis en exergue les disparités marquées en termes de technologies utilisées et de productivité obtenue dans différents systèmes agricoles.

Selon le document, alors que l'agriculture intensive en termes d'intrants et de ressources est la norme dans de nombreux pays développés et à revenu intermédiaire, beaucoup de pays en développement continuent de dépendre d'une agriculture à faibles intrants et à faible productivité. Même si, suggère le Secrétaire général, le premier groupe de pays devrait opter pour des méthodes agricoles moins intensives et plus respectueuses de l'environnement, le sort des agriculteurs dans de nombreux pays en développement pourrait s'améliorer en cas d'utilisation accrue d'intrants. Il constate toutefois qu'ils devraient en principe également bénéficier des dernières avancées scientifiques et des essais menés sur des méthodes durables, capables de générer des rendements élevés et stables et de faire face aux effets des changements climatiques.

Cependant, souligne l'étude, ces avancées nécessiteront un ensemble de mesures, dont l'approfondissement de la recherche en technologies adaptées aux conditions agroécologiques locales, la fourniture de services d'appoint consolidés et réorientés, un renforcement des investissements dans l'éducation et la formation des agriculteurs, ainsi que des interactions plus étroites entre la recherche et les communautés agricoles. Le rapport du Secrétaire général estime également que la décision prise par la dix-septième session de la Commission du développement durable constitue un cadre stratégique utile pour faire face de manière globale aux défis de la technologie agricole.

Le document recommande d'incorporer la technologie agricole et le développement en général dans des stratégies nationales de développement durable. Il appelle à l'avènement d'une révolution verte qui redynamise les secteurs agricoles dans les pays en développement. Il encourage la mobilisation des sources de financement pour les activités de recherche et développement de variétés de semences xérophiles, la promotion de solutions et pratiques techniques associées au savoir traditionnel pour la prévision des sécheresses, l'évaluation de l'impact et les systèmes d'alerte rapide. Il exprime enfin son soutien en faveur de la mise en place d'une Stratégie sociale pour le développement rural durable et appelle à la coopération internationale, considérée comme un élément essentiel dans la mise en œuvre de ces mesures nationales.

(Extract)

Rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (A/64/280)

Ce rapport du Secrétaire général propose un aperçu de l'avancée de la mise en œuvre de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes. Alors que des progrès considérables ont été réalisés dans la mise en œuvre du Cadre d'action de Hyogo, notamment des améliorations au niveau des capacités internationales et la préparation aux catastrophes, le Secrétaire général note qu'une accélération de la mise en œuvre s'impose à l'égard de tous les objectifs du Cadre. De nouvelles informations, provenant du récent Rapport d'évaluation globale concernant la réduction des risques de catastrophe, indiquent qu'une exposition croissante au risque devance les capacités actuelles de réduction de la vulnérabilité. Le Secrétaire général souligne dans ce document l'urgence d'investir davantage dans la mise en œuvre systématique et de traiter les différents facteurs moteurs: la pauvreté rurale et la vulnérabilité, la croissance urbaine imprévue, et la détérioration des écosystèmes.

À la fin de ce rapport, le Secrétaire général recommande d'accélérer la mise en œuvre systématique du Cadre d'action de Hyogo aux niveaux national et local; de garantir l'adaptation aux changements climatiques par le biais de la réduction des risques de catastrophe, et de soutenir l'initiative pour la sécurité des écoles et hôpitaux

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By Source: United Nations General Assembly
By Type: Press Releases