Closing date: 31 Jan 2010 -- (CLOSED)
Location: Democratic Republic of the Congo (the) - Kisangani
Pays: République Démocratique du Congo
Ville/site: Kisangani, Province Orientale
Département / projet: Prévention - Projet de Lutte contre les mines et engins non explosés, Département des Opérations
Nombre d’employés en RDC: 120 personnes
Taille de l’équipe: 51 personnes
Titre de la position: Chargé de mission
N+1: Coordinateur Site Kisangani
N+2: Directeur de Programme
Lien fonctionnel: Coordinateur des services supports Kinshasa
Coordinateur admin-fin-log: Kisangani
Gestion d’équipe directe: 0
Responsabilité budgétaire: non
Contrat: CDD 6 mois, période d’essai de trois mois
Date souhaitée d’arrivée: 1er mars 2010
Durée de la mission: 6 mois
Déplacements entre les sites: éventuellement coordination à Kinshasa
Déplacements opérationnels: non
Possibilité couple: Non
Possibilité enfants: Non
Particularités: Logement communautaire, isolement géographique, services et biens divers limités.
Poste financé: Oui
Bailleur de fonds: MAE Belge/MAE Pays-Bas
Description du programme et des projets
Handicap International (H.I.) est présent en R.D.C. depuis 1994 et a réalisé plusieurs interventions dans les provinces du Kasaï Oriental (Mbuji Mayi), du Kivu (Goma) et du Bandundu (Kikwit).
Actuellement, H.I. intervient à Kinshasa dans le domaine de la personne en situation de handicap, dans le cadre d’un projet de « Réadaptation à Base Communautaire » et un projet d’ « Education Inclusive » tandis que le projet de Kisangani concerne la prévention, au travers de la lutte contre les mines et restes explosifs de guerre (REG) dans le Nord-Est de la R.D.C.
Projet de Lutte contre les mines et engins non explosés
Contexte
Les Provinces Orientales, du Maniema et de l’Equateur ont été le théâtre d’affrontements armés et de violences pendant la période 1996-2001 et elles en portent encore les stigmates, notamment du fait de la présence importante de mines antipersonnel et restes explosifs de guerre (REG). La présence de mines et REG constitue un obstacle majeur à la pacification de la région et à la normalisation de la situation des populations locales. Elle entrave les activités socio-économiques des populations – qui ont été contraints d’abandonner des terres, points d’eau, sentiers, habitations, etc. -, freinent le retour et la réinsertion des déplacés de guerre et exposent les populations à un danger permanent même dans les régions pacifiées. L’action vise donc à réduire la menace et l’impact des mines et des REG sur les populations locales ainsi qu’à rétablir des conditions sécuritaires satisfaisantes et elle contribue donc à la stabilisation des régions éprouvées par la guerre.
Historique du projet
Dans une première phase (2001-2003), Handicap International a mené des projets à caractère essentiellement de déminage/dépollution et de sensibilisation qui ont contribué à l’allègement substantiel du problème dans la zone urbaine et dans une partie de la zone périurbaine de Kisangani.
Lors de la deuxième phase du projet (2003-2006), une relation de partenariat avec les communautés est devenue envisageable et il a été décidé d’élargir les composantes du projet à la problématique des mines en général et la stratégie développée visait alors l’autonomisation et la responsabilisation des communautés affectées en les impliquant davantage dans la gestion du problème mines/REG.
En 2006, le projet est entré dans une nouvelle phase, caractérisée par un recentrage des activités, la restructuration des équipes, le renforcement des capacités du staff national et une plus grande mobilité des équipes. Les années 2007 et 2008 ont en particulier été marquées par le déploiement de missions mobiles à plus de 350 km de Kisangani, dans la Province Orientale ainsi que dans celles du Maniema, de l’Equateur, du Nord et du Sud Kivu. L’objectif de ces missions est de réaliser des interventions rapides afin de réduire les risques d’accidents des populations vivant à proximité de zones dangereuses.
En 2008, Handicap International a décidé de se désengager progressivement d’ici à 2011 de la lutte antimines en RDC. Une première phase de désengagement a déjà eu lieu en 2009 et d’autres sont à prévoir en 2010 et 2011.
Parallèlement à cela, Handicap International a réorienté ses activités opérationnelles de déminage/dépollution pour développer des missions de General Mine Action Survey en Province Orientale et dans le Nord du Maniema et de poursuivre ses objectifs de renforcement des capacités nationales.
Actuellement, l’approche développée se décline en trois volets placés sous la responsabilité d’un chef des opérations congolais récemment accrédité par l’UNMACC :
- Education au risque des mines/appui aux ONG locales ;
- General Mine Action Survey ;
- Gestion de la qualité ;
Enfin, les volets d’activités bénéficient de l’appui de deux services support, le service administration et finance et le service logistique.
Historique, contexte et évolution du poste
Historique et contexte de la R.D.C.
Rappel historique
Au début des années 1990, le Zaïre est dans une situation critique. Trente ans de régime mobutiste – marqué par la concentration des pouvoirs, la désagrégation de l’état, les détournements de fonds publics, l’exploitation sans partage des richesses, les conflits terriens et ethniques - ont mené le pays au bord du gouffre et le régime de Mobutu - autrefois soutenu par les puissances occidentales lors de la guerre froide – a progressivement été lâché par ses alliés. Ce contexte de fin de régime au bord de la guerre civile a été aggravé par l’instabilité du Rwanda, marqué par les génocides de 1994, et du Burundi en proie à une guerre civile et ethnique depuis 1993. La déstabilisation régionale amène le régime de Mobutu à l’effondrement en 1997, avec l’arrivée au pouvoir de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (A.F.D.L.) (appuyée par ses alliés rwandais et ougandais qui pourchassaient les Interhamwe en massacrant des milliers de réfugiés). Le Zaïre disparait au profit de la République Démocratique du Congo (R.D.C.). En 1998, Laurent Désiré Kabila se sépare de ses alliées rwandais et ougandais qui l’ont porté au pouvoir mais ceux-ci, soucieux de préserver leurs intérêts et leur présence en R.D.C., constituent alors des puissances hostiles au nouveau régime en place et l’accusent de soutenir les génocidaires rwandais. Le Rwanda et l’Ouganda apportent leur soutien à des groupes rebelles internes hostiles au régime en place et des forces étrangères sont maintenues en R.D.C. pour des raisons de sécurité mais aussi pour exploiter illégalement les ressources minières et forestières de l’Est du pays. Cette seconde guerre - considérée comme la première guerre continentale africaine - fait 3,5 millions de victimes, implique 6 armées étrangères et une vingtaine de mouvements armés et mène à la division géographique du pays selon un axe diagonale de l’Equateur au nord-ouest au Katanga au sud-est. A partir de 1999, sous l’impulsion de la Communauté Internationale, un schéma de sortie de crise est discuté au niveau régional, avec notamment la mise en place de la Mission d’Observation des Nations Unies (M.O.N.U.C.). Joseph Kabila, succède à son père assassiné le 16 janvier 2001, concrétise la mise en œuvre des premiers accords de paix et rétablit le dialogue avec les organisations internationales et les puissances occidentales. Le 17 décembre 2002, le gouvernement congolais, la rébellion, la société civile et la classe politique signent un accord de paix à Sun City (Afrique du Sud) et un gouvernement de transition (appuyé par la Communauté Internationale via le Comité International d’Accompagnement de la Transition) est mis en place en juillet 2003. La période de transition, initialement prévue pour une période de 2 ans, est prolongée d’un an, et l’année 2005 est marquée par l’instabilité politique, tant à Kinshasa que dans les provinces, avec notamment la persistance de foyers de tensions importants en Province Orientale, au Nord et Sud Kivu ainsi que dans la Province du Katanga. En 2006, le processus électoral se déroule conformément au calendrier arrêté et Joseph Kabila est réélu à la tête de l’état avec 58% des voix. Jean-Pierre Bemba a fini par accepter le verdict des urnes. Le nouveau gouvernement s’est mis en place au début de l’année 2007 mais le mécontentement gronde : les actions promises n’ont pas l’impact attendu et la situation se dégrade à l’Est du pays, en particulier dans le Nord Kivu, notamment du fait de l’échec du brassage des forces armées.
Pour plus d’information concernant le contexte de travail dans ce pays, veillez consulter notre site internet www.handicapinternational.be
Contexte et évolution du poste
Suite à la décision de Handicap International Belgique de se désengager de la LAM en RDC, Handicap International France s’est manifesté pour la reprise des activités de déminage/dépollution lourdes au cours du premier semestre 2010.
L’année 2010 verra donc la remise reprise du projet LAM de Kisangani entre HIB et HIF et le lancement d’un nouveau projet LAM HIB basé sur le renforcement des capacités nationales des acteurs de la lutte antimines.
Le chargé de mission assiste directement le coordinateur site (CS) au niveau de la restructuration du projet HIB, c’est-à-dire pour tout ce qui concerne la remise reprise du projet entre les entités HIB et HIF et la mise en place du nouveau projet HIB.
Il est en relation fonctionnelle avec le coordinateur admin-fin-log basé à Kisangani et le coordinateur des services supports de Kinshasa. Il bénéficie de l’appui du référent technique siège pour tout ce qui est lié à la partie opérationnelle du désengagement.
Il fait partie de la coordination du projet.
Les principaux objectifs sont les suivants :
- Assurer la mise en œuvre de la remise reprise du projet entre HIB et HIF sous tous ses aspects (administratifs, ressources humaines, finance, logistique, communication…)
- Assister le coordinateur site dans la mise en place du nouveau projet HIB
Ses responsabilités sont les suivantes :
Responsabilités
Coordination / Rapport et comptes rendus
- Participer aux réunions de coordination et à toutes réunions en rapport avec le désengagement (remise reprise avec HIF et lancement du nouveau projet HIB)
- Remettre un rapport mensuel des activités faisant état de l’évolution du désengagement par rapport aux objectifs fixés
- Assister et conseiller le coordinateur site dans la phase de désengagement HIB
Remise Reprise du projet HIB-HIF:
- Responsable de la mise en œuvre de la remise reprise du projet entre les organisations HIB et HIF sous tous les aspects notamment administratifs, ressources humaines, archivages, financiers, logistiques, opérationnels et communication interne et externe ;
- Suivre les directives établies lors des ateliers au désengagement et proposer des compléments ou aménagements si nécessaire afin que tous les aspects du désengagement soient couverts ;
- Etablir une planification précise des différentes activités opérationnelles et support liée à la restructuration ;
- Appliquer l’arbre de communication établi entre les différents sites (Kisangani, Kinshasa, Bruxelles) et s’assurer de la fluidité de la communication sur tous les aspects liés à la restructuration ;
- S’assurer de la bonne coordination des activités liées à la restructuration entre tous les services impliqués au niveau du site, du bureau national et du siège ;
- S’assurer, en collaboration avec le coordinateur Admin-Fin-Log (CAFL), du respect et de l’application de la législation nationale concernant le transfert des ressources humaines de HIB vers HIF ainsi que des licenciements ;
- Mettre en place un système d’archivage des différents volets du projet selon les procédures HIB et en suivre l’application par les différents volets ;
- S’assurer de la bonne gestion financière et du suivi budgétaire des fonds en cofinancement entre HIB et HIF ;
- Définir et mettre en œuvre, en collaboration avec le CS, la communication envers les partenaires extérieurs du projet notamment les autorités, les bailleurs de fonds, les fournisseurs, banques, propriétaire, UNMACC… au sujet du désengagement ;
- Définir et mettre en oeuvre, en collaboration avec le CS, une communication interne auprès du personnel local au sujet de la restructuration ;
- S’assurer du respect des conditions bailleurs et des procédures HIB concernant les équipements du projet et du bon transfert de ceux-ci de HIB vers HIF ou vers d’autres partenaires ;
Etablissement du nouveau projet HIB :
- Assister le CS dans le lancement et la mise en œuvre du nouveau projet HIB ;
- En collaboration avec la coordination et avec le CS sur certains aspects, définir les besoins du projet au niveau administratif, ressources humaines, financier, opérationnel, communication interne et externe, et logistique ;
- En collaboration avec le CAFL, travailler sur la mise en place d’outils permettant une bonne gestion financière et un bon suivi budgétaire des fonds du projet et notamment des fonds en cofinancement avec HIF ;
- En collaboration avec le CAFL, identifier tous les aspects supports gérés conjointement avec HIF et proposer une procédure de fonctionnement en commun permettant une bonne gestion, un bonne coordination des besoins et un bon suivi ;
- Identifier les outils nécessiteux à une bonne coordination entre les deux projets et en proposer leur mise en place ;
- Identifier les relations liées aux opérations et au support entre le projet HIB et le projet HIF ;
- Conseiller le CS pour la mise en place d’une bonne coordination entre les deux projets ;
- Conseiller le CS sur le nouvel organigramme du projet ;
- Proposer un plan de communication interne entre ces 2 entités ;
- Assister le CS dans le recrutement du nouveau Responsable de projet ;
- Définir et mettre en oeuvre, en collaboration avec le CS, la communication envers les partenaires extérieurs du projet notamment les autorités, les bailleurs de fonds, banques, UNMACC… au sujet du désengagement ;
- Définir et mettre en oeuvre, en collaboration avec le CS, une communication interne auprès du personnel local au sujet de la restructuration ;
Interface / Fréquence
Interne
Coordinateur Site / Quotidienne
CSS Kinshasa / Quotidienne
Coordinateur Admin-fin-log / Quotidienne
Externe
HIF / 1 x/semaine
Profil requis pour le poste
Savoir
- Diplôme(s) de niveau universitaire en économie, gestion, ressources humaines, finances, école de commerce… ou expérience équivalente.
- Français (Anglais est un plus)
- Connaissance d’une langue vernaculaire de RDC est un plus
Savoir faire
- Expérience de fermeture de projet exigée
- Expérience de gestion de projet de 5 ans
- Expérience de coordination indispensable
- Expérience d’expatriation
- Expérience en ONG et/ou en Afrique
Savoir être
- Rigueur, prise de recul, organisation, délégation, diplomatie et patience
- Etre sensible et motivé par le transfert des compétences et le renforcement des capacités nationales
- Goût pour le travail en équipe, capacité à créer une cohésion d’équipe
- Capacité à s’intégrer dans un environnement pluriculturel, dans des conditions d’isolement souvent difficiles
- Motivation pour le secteur associatif
- Capacité à travailler dans un contexte politico-militaire tendu
- Résistance au stress et grande capacité de travail
- Grande rigueur professionnelle et comportementale
- Patience, persévérance, optimisme et humour
- Adhérer à la vision de Handicap International : un monde ou toute forme de handicap peut être prévenue, guérie ou intégrée et dans lequel les droits des personnes handicapées sont respectés et appliqués
Reference Code: RW_7Z6KTC-34