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LOGISTICS SUPPORT SYSTEMS WORKSHOP
WHO/PAHO/WFP/OCHA
Geneva, 25 to 27 July
2001
COMMUNIQUE
DE PRESSE COMMUN
Organisation mondiale de la Santé (OMS)
Organisation panaméricaine de Santé (OPS)
COMMUNIQUE DE PRESSE Programme alimentaire mondial (PAM)
COMMUN Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH)
Communiqué de
presse commun OMS/OPS/PAM/BCAH
Communiqué de presse OMS/37
13 août 2001
LES SPECIALISTES
ESTIMENT QU’IL FAUT AMELIORER LES SYSTEMES LOGISTIQUES DANS LE
DOMAINE HUMANITAIRE
Il faut coordonner efficacement
les systèmes logistiques d’approvisionnement pour pouvoir
aider les populations
victimes de catastrophes ou en situation d’urgence, selon les
conclusions d’un groupe d’experts.
Plus de 50 spécialistes de la
logistique, travaillant dans les organisations internationales
les plus fréquemment
sollicitées et à la pointe de la riposte en cas de
catastrophe, se sont réunis pour la première
fois à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève
pour étudier les systèmes de gestion
logistique de l’aide humanitaire en situation d’urgence.
La principale de leurs
conclusions est qu’il faut mieux coordonner les systèmes
logistiques et assurer leur
transparence si l’on veut que l’approvisionnement
humanitaire apporte l’aide la plus efficace possible en
période de crise.
« Il y a un besoin urgent de
mieux coordonner la logistique de l’aide humanitaire après
des catastrophes comme des
ouragans ou des tremblements de terre. Pour y arriver, il est
vital de procéder à un
échange des informations logistiques et de mettre en place une
classification internationale
normalisée de ce qui est fourni », ont affirmé les
participants.
L’atelier, une initiative
conjointe de l’Organisation mondiale de la Santé, l’Organisation
panaméricaine de Santé (OPS), le
Programme alimentaire mondial (PAM) et le Bureau de la
coordination des affaires humanitaires (BCAH), a été organisé
pour améliorer la coordination entre agences, organisations
gouvernementales, non gouvernementales (ONG) et donateurs pour
la logistique des secours internationaux en situation d’urgence.
Les participants ont convenu de s’appuyer
sur l’expérience et la philosophie de SUMA, un système
mis au point par l’OPS et la
Fondation pour le développement d’un système de gestion des
approvisionnements (FUNDESUMA), pour
élaborer cette plate-forme commune. Le logiciel SUMA a
été utilisé avec succès au cours des dix dernières années,
principalement dans les Amériques, pendant et après de grandes
catastrophes comme l’ouragan Mitch en 1998 et les tremblements
de terre du Salvador en janvier 2001.
Les spécialistes estiment qu’un
système commun serait utile pour les agences des Nations Unies
et les organisations d’aide
humanitaire, mais aussi pour les autorités nationales des pays
les plus exposés qui, fréquemment, n’ont pas de logiciel de
logistique pour gérer l’aide en situation d’urgence,
rappelle le Dr Claude de Ville de Goyer, Chef du Programme OPS
de préparation et de secours en situation d’urgence.
« Nous savons par expérience
que l’existence d’un système d’information logistique en
situation de catastrophe a
beaucoup aidé des pays comme le Salvador et le Honduras à
gérer efficacement l’aide internationale. Il a également
amélioré la transparence et la fiabilité de la gestion des
dons, ce qui est très important », a-t-il ajouté.
Il arrive fréquemment que les
pays ayant souffert d’une catastrophe soient inondés par des
tonnes de matériel, ce qui
représente une charge supplémentaire pour du personnel qui
travaille déjà au maximum de ses capacités et doit en plus
classer et acheminer les livraisons.
Des systèmes comme SUMA font
appel à un logiciel simple, utilisable sur des ordinateurs
portables. Ils trient les dons à l’arrivée, les
répartissent selon la destination et permettent aux
responsables de voir ce qu’ils ont et d’acheminer l’aide
là où elle est utile.
Selon le Dr Alessandro Loretti,
du Département OMS Secours d'urgence et action humanitaire, la
réunion avait pour objectif
essentiel de donner du corps à la coordination dans les
situations d’urgence.
« En fournissant un système
commun de logistique, les différences diminuent entre les
bénéficiaires, qu’il s’agisse
des autorités nationales ou des communautés et autorités
locales, et les fournisseurs. Une autonomie plus grande est
également offerte, ce qui est le seul moyen véritable de
renforcer les capacités », a déclaré le Dr Loretti.
Les autres organismes ont des
systèmes équivalents, mais ils n’ont pas été intégrés
dans un cadre commun. Il faut
une classification commune des articles fournis, ainsi qu’une
base de données centrale pour garder la trace des livraisons et
assurer la communication entre les systèmes de suivi.
« Nous offrons aux pays et aux
organismes d’aide, quelle que soit leur taille, l’utilisation
de SUMA comme système de
base pour le suivi », a dit le Dr de Ville.
« La capacité d’échanger l’information
sur la nature de l’aide arrivant dans une zone de catastrophe
permettra non seulement d’améliorer la planification des
organisations pour la réception et la répartition aux
principaux points d’arrivée, ports ou aéroports, mais
également de repérer et de s’attaquer aux goulets d’étranglement
qui surgissent fréquemment pendant les interventions en
situation d’urgence », a déclaré M. David Kaatrud, Chef du
service logistique du PAM.
Outre les représentants des
agences des Nations Unies comme l’UNICEF, le HCR, le PAM,
l’OMS, l’OPS ou le BCAH,
étaient également présents à l’atelier de Genève des
représentants du Comité international de la Croix-Rouge, de la
Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et
du Croissant-Rouge, de Médecins Sans Frontières, de la
FUNDESUMA, de l’OXFAM, d’organismes de coordination des ONG
comme VOICE et Interaction, des utilisateurs des systèmes de
logistique existants et des représentants du secteur privé.
Pour plus d’informations,
veuillez prendre contact avec :
Dr Claude de Ville de Goyet,
Programme OPS de préparation et des secours d’urgences, devillec@paho.org,
(202) 974-3520
ou Dr Xavier Leus, au
Département OMS Secours d'urgence et action humanitaire : 41 22
791 2752, leusx@who.ch
ou M. S. Piazzi au BCAH au 41 22
917 3518
ou Francis Mwanza du PAM au
0039-06-65132623
ou M. Gregory Hartl, Porte-parole
de l’OMS à Genève. Téléphone (+41 22) 791 4458 ;
télécopie (+41 22) 791 4858 ; courrier électronique : hartlg@who.int.
Tous les communiqués de presse, aide-mémoire ou articles de
fonds OMS, ainsi que d’autres informations traitant du même
sujet, sont disponibles sur Internet à la page d’accueil de l’OMS
: http://www.who.int/
Home Page: http://www.reliefweb.int/ Email
comments to: demuyser-boucher@un.org
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